• Territoires perdus

    Je suis récemment parti en voyage professionnel à travers ce que l’on appelle souvent les territoires perdus. Nous avons tendance à imaginer ces zones de non-droit comme des déserts, des espaces sans vie, vidés d’ordre et de sens.

    Ce voyage, je le préparais depuis des semaines. En tant qu’activiste engagé dans un projet binational, j’étais impatient de sortir de la routine — ça faisait bien trop longtemps que j’étais coincé dans la capitale. Mais au-delà de ça, j’étais curieux. Curieux de ressentir ce que cela fait de traverser des zones que beaucoup considèrent comme abandonnées,ou perdues.

    Une fois l’itinéraire confirmé, je suis tombé dans ma spirale habituelle de et si ?. Probablement la raison pour laquelle personne dans ma famille n’avait été averti que je quittais la ville. Un samedi matin, une amie — en route pour la France — et moi, avons pris un bus pour Ouanaminthe, une ville proche de la frontière dominicaine. Le trajet allait durer au moins six heures. On ne savait pas trop à quoi s’attendre.

    À peine sortis de Port-au-Prince, un homme s’est levé et s’est présenté comme une sorte de représentant de la compagnie de bus. Il est allé droit au but. Il a annoncé que nous entrions dans une zone “rouge”, où les téléphones portables et autres appareils électroniques susceptibles de localiser les “techniciens” sur la route étaient strictement interdits. Il a dit, presque calmement :

    « Si quelqu’un est repéré, le bus peut être arrêté, et la personne invitée à poursuivre ses activités avec les techniciens. »

    J’ai eu le souffle coupé. Dans quoi est-ce que je m’étais embarqué ?

    Mon amie et moi, nous nous sommes regardés puis on s’est serré la main un instant. Nous avons ri nerveusement à quelques blagues douteuses de l’homme, qui a fini par avouer qu’il était en fait un démarcheur — chose courante dans les transports en commun haïtiens. Ses paroles m’ont troublé, mais c’est surtout sa présence qui m’a empêché d’observer la route, de voir si un “technicien” surveillait, visait, attendait.

    À un moment, j’ai décroché. J’étais perdu dans mes pensées.

    Au moment où j’écris ces lignes, mon cœur bat à toute vitesse. Un quartier pas loin du mien vient de tomber. Les gens fuient dans tous les sens, sans destination précise. Je suis paralysé. Est-ce que je reste pour défendre ce qui m’appartient ? Ou suis-je, moi aussi, l’un de ceux qui doivent tout abandonner ?

    Je dois sembler superficiel à ceux qui ne me connaissent pas, mais cette maison — ce n’est pas juste une maison. C’est celle que ma mère a construite de son salaire pas terrible,elle a imaginé chaque pièce. Je l’ai héritée à sa mort. Je l’ai lentement transformée en un cocon qui correspondait à mes besoins,j’ai soigneusement choisi les tableaux et les photos qui ornent les murs.Je connais chaque livre de ma bibliothèque par coeur.

    J’ai dû faire une pause entre le début et la fin de cet article. Des gangs ont envahi un quartier voisin. J’ai grandi entre Delmas 19/29 et Delmas 33, et je vois aujourd’hui des gens que je connais depuis toujours courir pour sauver leur peau avec de petits sacs dans lesquels ils ont mis à la va vite toute une vie.

    Je dois partir.Je déteste cette idée mais je finis par accepter la fatalité de la chose.

    Si vous êtes familier au mot “Transbòde”, vous pouvez sans doute imaginer l’enfer du voyage entre Port-au-Prince et Elías Piña, puis jusqu’à Santo-Domingo. Le poids émotionnel, physique, psychologique.

    Aujourd’hui, l’avenir est incertain pour ceux qui vivent encore à Port-au-Prince, et pour les migrants haïtiens à travers le monde. Chaque choix est un pari. Rester ou fuir ? Parler ou se taire ? Espérer ou se préparer à l’effondrement ? Pour beaucoup, survivre ne signifie plus vivre — mais juste tenir. Et pour ceux qui ont fui, l’exil a ses propres blessures : la culpabilité, la nostalgie, la peur constante que ce qu’ils appelaient “chez eux” ne soit plus qu’un souvenir.

    PS: Au moment où vous lisez ce texte la ville de Mirebalais a été attaquée par un gang de la coalition Viv Ansanm,des milliers d’habitants sont en fuite et plusieurs personnes ont été tuées parmi lesquelles deux religieuses.

  • Territoires abandonnés

    Territoires abandonnés

    I recently went on a work trip to what are often referred to as territoires perdus — lost territories. We tend to imagine these zones of non-rights as deserts, lifeless places where no rule or structure remains.

    I had been looking forward to this trip since it was first announced. Not only because your boy had been stuck in the capital for way too long, but also out of curiosity — I wanted to see what it felt like to cross these so-called abandoned zones.

    Once everything was confirmed, I fell into my usual spiral of what ifs — probably the reason why no one in my family knew I was leaving town. So on a Saturday morning, a friend of mine who was traveling to France and I left for Ouanaminthe, a city near the Dominican border. The journey was at least six hours long, and we had no idea what to expect.

    As the bus pulled out of Port-au-Prince, a man stood up and introduced himself as some kind of public relations rep for the bus company. He didn’t waste time. He made it clear: we were entering a lawless area where phones and other traceable electronics were not allowed. His exact words were chilling:

    “If spotted, the bus could be stopped, and the person would be invited to continue their activities with the technicians.”

    I gasped. What had I gotten myself into?

    My friend and I held hands briefly, then laughed nervously at some corny joke he cracked. Eventually, he admitted he was a merchant — something very common on public transport in Haiti. Still, his presence made it hard to keep an eye on the road or see if any so-called “technicians” were pointing anything suspicious at the bus. At a certain point, I stopped listening.

    As I write this, my heart is racing. A neighborhood not too far from mine has surrendered. People are fleeing in every direction without any clear destination. I’m torn — do I stay and fight for what’s mine, or do I leave behind everything like so many others? I know I must sound materialistic to people who don’t know me, but this house — it’s my most prized possession. My mom built it from the ground up. After she passed, I inherited it and slowly turned it into my nest.

    I had to stop writing for a few hours between starting and finishing this post. Armed gangs invaded a nearby area, and I watched people — families, elders, children — running with whatever they could carry in small bags. I grew up between Delmas 19/29 and Delmas 33. I never thought I’d witness this level of chaos, fear, and displacement.

    If you’re familiar with Transbòde, you can probably imagine the intensity of my trip from Port-au-Prince to Elías Piña, and then onward to Santo Domingo.

    Today, the future feels like a flickering candle for those still living in Port-au-Prince and for Haitian migrants around the globe. Every decision feels like a gamble — stay or go, speak or stay silent, hope or brace for loss. For many, survival no longer looks like living, but simply holding on. And for those who’ve fled, displacement comes with its own scars — the guilt of leaving, the ache of memory, the fear that home, as they knew it, might never exist again. We move forward, unsure of the road ahead, but hoping that somehow, somewhere, safety and dignity will meet us halfway.

    P.S. I’ve just learned that Mirebalais, a city I passed through twice, was attacked by armed groups in early April 2025. The assault caused panic, with the University Hospital being targeted and several people injured. Tragically, two nuns were killed in the violence. The road I once traveled is now impassable, highlighting the growing insecurity in the region.

  • En chute libre

    Chers lecteurs, chères lectrices,

    Ce blog, habituellement léger, prend aujourd’hui un ton plus sérieux. Hier, nous avons tous vu les États-Unis choisir leur leader et mettre en danger les droits des femmes et des personnes minorisées vivant sur ce territoire. Les États-Unis ne vous aiment pas, les États-Unis ne nous ont jamais aimés. Rien ne m’étonne ; cela fait à peine un siècle que les personnes afro-descendantes ont obtenu des droits civiques et politiques.

    Cette page d’histoire est un rappel que les États-Unis ont toujours échoué à protéger ceux qui en avaient le plus besoin. Loin d’être un choix anodin, c’est un signal d’alerte pour les autres pays, en particulier ceux avec des groupes politiques radicaux et pour ceux qui luttent pour le bien-être.

    Les États-Unis ont encore une fois choisi d’élire le clown de service, après avoir pris plusieurs pays d’Amérique Latine comme cobayes (nous avons eu notre propre clown qui a siphonné les fonds PetroCaribe avec sa clique). L’ingérence des États-Unis dans les affaires d’autres nations n’est plus à prouver. Oui, je suis désolé pour les personnes que j’aime qui vont probablement vivre quatre années de terreur, mais ce pays a le leader qu’il mérite, et je le répète : l’homme caucasien hétérosexuel n’est pas votre ami.

    “Je suis parvenu à une triste réalisation : trop de Haïtiens aujourd’hui ont perdu de vue ce que représente Haïti dans ce monde, ce que cela signifie vraiment d’être Haïtien. Il est à la fois déchirant et profondément troublant qu’en 2024, les descendants de Makandal, Dessalines, Marie-Claire Heureuse, et Sanité Bélair puissent soutenir ou même envisager des idéologies ancrées dans la suprématie blanche. Cette trahison résonne non seulement en Haïti mais dans toute la diaspora.” — Orlando Aurélien

    Ma douleur vient de cette diaspora qui, forte de ses privilèges supposés, a choisi de voter contre les immigrants. Je vous méprise ; vous faites honte à Dessalines, aux Marrons libertaires, à Makandal, à votre ancêtre qui a survécu dans les cales des négriers, à votre ancêtre boat-people, à cet ancêtre qui a échappé à la dictature. L’homme blanc n’est pas votre ami.

    Je hais, je méprise et je maudis toutes les personnes et leur descendance pour leur participation supposée ou avérée au déclin de ce pays que j’aime. J’irai danser sur vos tombeaux.

    Restons unis, vigilants et solidaires.

  • Se retrouver

    La première et la plus belle victoire de l’homme est la conquête de soi-même.
    (Platon).Credit Photo:Stephan Casimir

    J’ai longtemps vécu avec l’illusion que nous étions nos versions définitives. Celleux qui changeaient étaient des instables, des gens avec la tête dans les nuages, moi j’avais des convictions des certitudes même que j’avais tout ce qu’il me fallait pour mon épanouissement : le groupe d’ami.es, les bons contacts, les opportunités et tout ce qui fait de vous une personne accomplie. Ma route était tracée et comme j’aimais le dire «  mwen fin vann mwen fin achte, monen map bay » et bien bon la vie s’est chargée de me recadrer.

    Long story short j’ai fait ce voyage initiatique avec comme but principal de me retrouver, de panser des blessures anciennes et en même temps de devenir cette version de moi-même dont je serai fier et que je pourrai regarder avec amour et compassion.

    Au moment où j’écris ces lignes je dois bien avouer que j’ai réussi à cocher les cases sur ma liste et que cet accomplissement me rend heureux (j’écoute aussi No ordinary love de Sade mais ça c’est une autre histoire). Je suis heureux et je réalise au moment de partager mon bonheur avec vous à quel point la société nous a gâche des bonheurs passes avec son fameux « Pour vivre heureux, vivons cachées ! » , toutes ces belles choses que nous avons vécus mais que pour une raison ou pour une autre nous nous sommes sentis forcé de passer sous silence.

    Je ne suis pas contre la discrétion volontaire de certaines personnes, sur les aspects de ma vie qui doivent absolument rester privées mais à la fin de la journée nous avons tous le droit de vivre nos bonheurs sans excuses.

    Je suis tombé amoureux de ma vie, je me suis pardonnée pour toutes les fois où je me suis laisse faire par d’autres parce que je tenais absolument à les sauver. J’ai pardonné aussi les personnes qui pour une raison ou pour une autre se sont mis sur ma route, m’ont blessé. J’ai aussi pardonné a ceux qui publiquement ne m’aiment pas et j’en ai profité pour mettre des balises entre moi et les autres et ma vie a continué à aller pour le mieux.

    Je pourrais écrire plusieurs séries sur le pardon, sur ce voyage bien particulier de ma vie et sur les personnes qui m’ont inspirée à aller de l’avant mais je donne le temps d’être prêt pour tout vous raconter sans fards la plus belle et la plus pénibles des expériences de ma vie d’adulte. J’aime ma vie et je ne m’en excuse plus, j’aime les gens qui sont restes à mes cotes, j’aime aussi celleux en sont sortis le chemin avec eux a été mon professeur et je retiens toutes les leçons les bonnes comme les moins bonnes apprises. J’aime ce futur que je vois poindre, j’aime l’idée de récolter ce que j’aurai semé et de pouvoir partager cette récolte avec d’autres. Si au cours de mon voyage je me suis retrouvee aujourd’hui je me choisis et je redeviens ma priorité, je serai mon propre chantier et je me promets de construire un édifice qui sache résister aux intempéries. Je suis parti à la recherche de ma lumière sans mode d’emploi, sans conseil. J’écris ceci sans rancune et sans attente d’explication de qui que ce soit. Ce voyage fait partie des chemins que l’on doit faire en compagnie du soi passé, du soi présent et du soi futur et croyez-moi j’ai eu de très bons compagnons de voyage.

    Aussi effrayant que cela puisse être ce moment à trois a porté des fruits, plus que ce que j’espérais. Ce voyage n’aura pas été vain.

    Je me suis perdu, je me suis retrouvé et je me promets de faire attention aux chemins que j’emprunterai.

    Amour et Lumière

  • Où commence l’infidélité ?

    Copyright E.Edward

    Où commence l’infidélité ?

    Je me suis posé la question toute la semaine après une discussion haut en couleur avec un groupe d’amis. Il n’y a pas de réponses fixes je vous le dit de but en blanc, chacun définit ses propres règles.

    -Scénario 1-

    Dans le couple de S. par exemple ils se sont promis de ne pas aller voir ailleurs sans l’accord de l’autre, du coup pour elle si son compagnon se trouve à cacher son portable elle se sentira non pas menacé mais de préférence mise de coté.Pour S. les hommes sont tous plus ou moins des chasseurs tôt ou tard ils finissent par aller voir ailleurs question de booster leur égo.

    J. quant à lui est intraitable  « Depi madanm mwen nan ekri ak lòt nèg epi manzè ap ri mwen santim menase,se tronpe li pral tronpe m » mais monsieur est pris de cours lorsque sa compagne fait allusion au fait que lorsqu’ils sont en public il reluque d’autres femmes sans qu’elle ne se sente menacée pour autant. Elle avoue regarder des femmes aussi parce qu’elles sont des sources d’inspirations pour son look.

    J. et S. sont assez libéraux dans leurs couples et la notion d’infidélité est plutôt fluide en fin de compte.

    -Scénario 2-

    Je l’ai vu venir et dès le premier regard je lui ai dit dans ma tête je te voudrais bien,j’étais accompagné et je cherchais à m’éclipser pour avoir son numéro de téléphone.Et  puis je t’ai regardé et je me suis rappelé que nous nous étions dits oui librement et sans contraintes. J’avais promis de tout partager avec toi et même si déshabiller  quelqu’un d’autre du regard relevait du fantasme, nous sommes tous humains et nous avons tous des pulsions parfois difficiles à contrôler, c’était trahir en quelque sorte la promesse que je t’avais faite : la sincérité !

    -Scénario 3-

    J’ai effacé le message que « cutie1234 » m’avait envoyé rien de bien spécial mais je me suis dit que tu te ferais des idées et que ça nous mènerait à une énième dispute que je tenais à éviter malgré tout. Je suis passé à ton boulot, j’avais préparé ton plat préféré et je savais que la surprise te plairait nous étions le couple parfait à la ville comme sur les réseaux. J’ai vu ton collègue t’enlacer mais lorsque tu m’as embrassé passionnément dans ton bureau je me suis dit que je devenais parano. Nous sommes le couple comme il faut.

    Scénario 4 non on arrête un peu la fiction. Il y a moi, territorial comme lui seul et tous les principes sur la monogamie que je me tape tous les jours. Je dois avouer que la monogamie est un principe nouveau pour moi (j’étais très jeune et fou)auquel je m’adapte tant bien que mal et il y a aussi tout le respect que je cultive pour moi-même et envers les autres qui me sert de garde-fou. Je ne suis pas parfait, mon intérêt pour les visages et pour les corps n’est pas toujours artistique et je me serais permis toutes les folies certains jours, mais je crois que les engagements entre humains ont une valeur sacro-sainte. Oui je fais nunuche, vieux jeu  etc. j’aime à l’ancienne avec tout ce que ça inclus. L’engagement sous-entend un minimum de respect de soi donc de l’autre. L’engagement sous-entend que nous sommes deux adultes conscients du choix que nous faisons. L’infidélité peut être une broutille pour vous et être une affaire d’état pour votre partenaire. Il est facile de céder à la tentation et de blâmer la faiblesse de la chair, le verre de trop etc. L’engagement en lui-même est un acte de toute beauté mais c’est aussi un mot lourd en responsabilité.La prochaine fois que vous voudrez faire un ti pa chat rappelez-vous qu’il y a aussi dans le mot « ENGAGEMENT »

    -Je te respecte du coup je ferai attention à ne pas te blesser

    -Je ne te mettrai pas dans des situations embarrassantes

    -Je communiquerai

    -Je dirai la vérité

    Et pour vous où commence l’infidélité ?

  • Sexfriend

    Copyrights:Google

    Sexfriend : Nom commun, masculin et féminin: Se dit de cette personne bien intentionnée qui nous dépanne de temps à autre durant les périodes de disette émotionnelle et sexuelle avec qui vous avez une entente tacite. Ne pas confondre avec le coup d’un soir qu’on ne rappelle pas voire même qu’on oublie une fois notre coup tiré.

    Le SEXFRIEND(SF)est une activité plus ou moins lucrative ne feignez pas la surprise, on a presque tous eu quelqu’un dans nos vies qui facturait ses visites comme si bon le plaisir était pour vous et que elle ou il donnait une prestation digne de ce nom. Allez savoir d’où vient cette idée saugrenue mais il est démontré qu’une fois sur trois SF est un ex/une connaissance et dans le pire des cas un/une collègue. Je ne peux malheureusement pas trouver la dite preuve parce qu’il est 4h du mat lorsque j’écris ce texte et entre toutes les tâches que je vois à mon agenda je suis pratiquement certain qu’à un moment ça va partir en couille et que je maudirai toute la caféine que j’ai consommé mais bon que voulez-vous ?Revenons surtout au sujet principal de notre histoire les enfants :SEXFRIEND !Initialement je voulais vous faire une liste genre magasine mais je préfère répondre à certaines questions.

    OUI. Si vous êtes célibataire, vacciné ( e ),en bonne santé et que dans la tête tout va bien et surtout que vous n’entretenez pas la flamme de qui que ce soit il vous faut un sexfriend parce qu’entre nous avoir quelqu’un sans chichi qui vous dépanne en weekend ou un de ces soirs qui ramasse ses affaires après et surtout qui vous laisse en extase est plus que necessaire.OUI il faut respecter SF parce que c’est fort probablement ce mec ou cette fille que vous avez longtemps friendzoné qui vous dépanne et puis bon on est pas sauvage et le respect et la politesse ne passeront jamais de mode.

    NON. On ne présente pas (SF) aux amis, à la famille premièrement parce que ce n’est pas un trophée ou une nouvelle acquisition et parce que SF n’est pas un statut officiel ensuite vous ne voulez pas que les parents ou les bons amis vous demandent de ses nouvelles surtout lorsque vous etes célibataire depuis un certain temps et que le monde désespère de vous voir caser.

    OUI.Je pense important de définir le type de relation,les règles au préalable ben oui parce qu’il y a eu des antécédents dans des couples que j’ai fréquentés et que vous ne voulez pas avoir le très tentant titre de bourreau des cœurs mais plus sérieusement parce qu’un engagement entre adultes doit être défini en bonne et due forme pour qu’à la fin personne ne se sente lésé.

    OUI. Tests de routine, VIH et RPR(le test pour la syphilis) parce que vous ne voulez pas tomber malade ou vice versa. Rassurer son partenaire sur son statut sérologique reste un geste responsable.

    OUI. Il faut prêter attention aux signes que la relation devient trop sérieuse et si vous passez à autre chose n’abandonnez pas SF comme la chaussette en boule qui tombe toujours à côté de mon panier à linge(dans ma tête je suis un as du lancer franc)

    Tous ces conseils sont optionnels mais je sais d’expérience comment une relation sans lendemain peut se compliquer et comme il vaut mieux tard que jamais je demande pardon à toutes ces personnes que mon immaturité communicationnelle a dû blesser et je sais qu’au fond de moi vous aussi vous demandez pardon, en plein carême le bon catho que je suis vous pardonne même si au fond je vous ai enterré plus d’une fois. La vie est courte recrutez donc un sexfriend l’essayer c’est l’adopter (je ne sais plus qui a dit cette phrase mais elle n’est pas unanime) c’est presque le weekend amusez-vous bien et soyez sage !

  • Lettre à l’adolescent que je fus.

    FB_IMG_1460784802019

    Je te revois assis à la bibliothèque. Tu as l’air en paix, tu as compris assez tôt la magie des mots et tu en as fait tes meilleurs alliés. Personne ne devine derrière ton sourire d’enfant que tu es un grand timide ou que tu connais déjà les douleurs de la vie. Tu sais bien cacher tes chagrins.

    J’aurais tant souhaité garder ton innoncence.Ton bonheur fait de de petits riens

    Mon garçon, je  dois te dire que la vie ne sera pas toujours aussi simple, le pire et le meilleur sont de bons amis et  joueront à cache-cache avec toi sans te demander ton avis. Les choses et les gens changeront. Certaines personnes qui te sont chers s’en iront pour ne plus revenir, des lieux que tu aimais disparaitront avec eux. Les escapades à la bibliothèque  et ton cahier où tu écris tes humeurs ne suffiront plus et il y aura des jours où tu demanderas comment faire pour avancer.

    Mon garçon, je veux aussi te dire que tu es fort, très fort même malgré les petites blagues sur ton poids ou les commentaires désobligeants sur ta voix et tes choix de lecture. Tu es différent et cette différence sera à ton honneur lorsqu’il faudra parler d’une certaine élite.

    Tu seras capable de grandes choses et les épreuves dont tu sortiras grandi inspireront d’autres. Tu finiras par comprendre  que tout est possible à celui qui lutte.

    Mon garçon n’ait pas peur du monde. Tu y découvriras des montres et  tu seras choqué d’apprendre qu’ils ont longtemps vécu sous ton lit. Mais souviens toi que tu es fort et que tu as des rêves à réaliser. Je te protègerai.

    Lorsque tu auras peur ou que tu perdras foi en tout, je prendrai ta main et tout ira bien.

    J’admire ta force et ton courage à travers les épreuves de la vie, je sais que tu accompliras des exploits. Je suis fier de tes chutes parce que tu t’es toujours relevé et je suis fier de tes succès futurs parce que tout ce que tu auras gagné tu l’auras mérité par le dur labeur.

    Mon garçon je suis fier de toi et je suis heureux d’avoir été ce petit être innocent qui  a cru en la magie de la vie.Je t’aime mon garçon.JE T’AIME GIO !

     

     

  • LA LISTE PRE-IRMA

    LA LISTE PRE-IRMA

    Irma, plus coriace que son cousin Matthieu, la dame promet d’être endiablée durant son passage. Hier au supermarché j’ai réalisé que certaines personnes avaient pris au mot les nombreux avertissements diffusés en boucle via les réseaux sociaux : plus de pain car denrée non périssable par excellence(mais il devient vert après un temps non beurk).

    Je regardais ma liste, une toute petite liste de jeune personne vivant seul dans une grande maison et je me suis mis à rêver de la liste idéale pour quelqu’un de ma tranche d’âge pendant que la ligne longue comme un jour sans pain, littéralement non. Et donc voilà ma liste plus ou moins imaginaire et je vous avertit déjà qu’elle n’engage que l’auteur du post et les gens qui se reconnaitront n’auront qu’à me remercier en privé( j’accepte cash, chèque et les cartes de crédit).

    La Liste

    1-BAE dans mon cas ce sera Boobie

    Oui je place l’être aimé en première position parce que rien ne vaut un manteau humain durant les périodes de grand froid et les catastrophes naturelles, et surtout parce que je voudrais vraiment que M.se décide à venir me rejoindre cet aprèm snif snif je vais avoir froid moi.

    2-Des préservatifs

    Ben oui parce que personnellement des enfants je n’en veux pas dans l’immédiat et probablement parce que vous serez avec un partenaire pour vous réchauffez et que les enfants et les IST ne sont pas un truc à prendre à la légère

    3-De la nourriture non périssable et de l’eau potable

    Parce que Food is Bae (allo Stevenson !) et que vous ne voulez pas mourir déshydrater !

    4-Du café et du thé

    Pour vous réchauffez si vous êtes seul chez vous et surtout parce que ce sont des denrées qui se partagent facilement.

    5-Du gaz propane

    Pour ceux qui ont un four chez eux et qui savent cuisiner et aussi pour ceux qui peuvent faire bouillir des pâtes et cuire un œuf.

    6-Des allumettes,des bougies,des piles électriques,une lampe torche

    Le temps est couvert, et par mesure de précaution l’électricité sera coupée (mezanmi se pa komsi nou konn gen kouran pase sa tou) il vous faudra une source de lumière pour vous déplacer dans la maison ou l’espace dans lequel vous serez.

    7-De l’alcool !

    Et oui  en septième position, sept le chiffre parfait ! Hier j’étais ravi de voir que je n’étais pas le seul à faire le plein d’alcool : dans mon cas du vin (3 bouteilles) et du rhum. Mais ne vous gênez pas ! Approvisionnez-vous en alcool de votre choix je dis toujours qu’on en a jamais assez.

    Mais bon trêve de plaisanterie ! Je vous prie de bien vouloir prendre au sérieux tous les avertissements que la presse que votre entourage vous donneront. Irma est un ouragan de catégorie 5 et il est imprudent de sous-estimer les impacts du dit cyclone

    De vous à moi « Prekosyon pa kapon » restez au chaud et après le passage d’Irma soyez disposés à venir en aide à ceux qui auront été victimes de ses frasques.

     

    PS :Je vous laisse en copie les numéro d’urgence.

    Téléphone des Commissariat ou sous Commissariat de Port-au-Prince
    Appelez en cas d’urgence.
    1-Carrefour Tel: 38161111
    2-Martissant Tel: 37177070
    3-Port au prince Tel: 39421111
    4-Delmas 3 Tel:33309191
    5-Delmas 33 Tel: 38241111
    6-Delmas 62 Tel: 37040475
    7-Pétionville Tel: 37150163
    8-Calvaire Tel: 33308737 9-Vivy Michell Tel: 36849123
    10-Pernier Tel: 36465656
    11-Crois des bouquets Tel: 38261111
    12-Cazeau Tel: 22282213/ 37725360
    13-Bon repos Tel: 48341964
    14-Canaan Tel: 37837765
    15-Duvivier Tel: 38470301
    16-Morne a Cabrit Tel: 33306860
    17-Cro Tel: 38361111/22241111
    18-Base DDO Tel: 38201111/38211111
    19-Cimo Tel: 38221111
    20-UDMO Tel:  33361313