
Je n’aurai pas eu le temps de te préparer ce fameux diner. « Tu viens avec les ingrédients ! » j’ai souri comme je le fais souvent, qu’est-ce que je pouvais te refuser ?Après tout j’étais l’un de tes enfants. Manmie Lynn, je ne sais plus où notre amitié a commencé, très certainement au cours d’un de mes nombreux coups de fils chez toi en semaine ou en weekend : Vanessa et moi étions toujours au rendez-vous-même si nous faisions passer nos longues conversations pour des révisions à distance puisque nous avions les mêmes professeurs.
Tu t’es imposĂ©e, je t’entends encore me dire : »Je suis la maman de Vanessa et j’ai besoin du telephone ,je te la passe mais il ne faudra pas occuper la ligne trop longtemps. »
-Georges, Vanessa se baigne elle te rappellera après !
-Georges, salue ta maman !
-Mon fils il faut réviser les maths pour ton examen.
-Vous êtes tout le temps au téléphone »
L’eau a coulé sous les ponts, j’appelle moins souvent mais tu as toujours de mes nouvelles, tu me conseilles adroitement je dois l’avouer de créer du temps pour reprendre la faculté. Tu joues ton rôle de mère quoi !Ca fait maintenant presque dix années que je suis dans le paysage et tu m’appelles un jour pour me raconter un chagrin d’amour de Vanessa, tu es énervée mais tu gardes ta grâce
« Il n’est pas sérieux ce F,ma fille n’est pas n’importe qui. Mpa konn poukisa li pa t mande w si w konn tigason sa ! ».Et puis un jour tu me confies ta fille, ma sœur pour un long voyage de quatre heures de temps. Briefing pré-voyage, conseils salutaires sur la vie a NY même si tu sais déjà que nous prendrons des routes séparées a l’arrivée. Maman encore et toujours !
La vie d’adulte suit son cours et nous finissons par toujours nous parler à nos anniversaires respectifs, la journée n’est pas complète sans l’appel ou le message attendu, c’est vrai qu’n se voit de moins en moins mais la complicité est la même qu’au premier jour. Nous cochons des cases dans nos vies respectives mais via Vanessa nos progressions n’ont pas de secret l’un pour l’autre et des que l’occasion se présente tu me dis combien tu es fière de tous tes enfants et tu en profites pour me rappeler de veiller sur « ma sœur ».
Manmie Lynn, j’ai finalement visite la maison. Elle était silencieuse sans ta bonne humeur, ton attention particulière à chacun de nous, ta voix ou ton rire que je chérissais .Je m’en voudrais d’offenser le Créateur si je lui demandais pourquoi toi ?pourquoi nous ?Comment parler au passe de la mère et de l’amie que tu as été durant toutes ces décennies pour nous tous ? Je ne pourrais finir cet article sans te dire MERCI pour dix-sept belles années de présence de franche amitié, merci pour cette sœur extraordinaire dont je prendrai soin tant qu’il le faudra. Toutes les fois que je porterai du jaune tu sauras que je pense à toi.
Vole,vole Manmie Lynn.Vole,vole tu ne l’as pas volé
« Comme la nuit parait longue a la douleur qui veille »
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