
(Platon).Credit Photo:Stephan Casimir
J’ai longtemps vécu avec l’illusion que nous étions nos versions définitives. Celleux qui changeaient étaient des instables, des gens avec la tête dans les nuages, moi j’avais des convictions des certitudes même que j’avais tout ce qu’il me fallait pour mon épanouissement : le groupe d’ami.es, les bons contacts, les opportunités et tout ce qui fait de vous une personne accomplie. Ma route était tracée et comme j’aimais le dire « mwen fin vann mwen fin achte, monen map bay » et bien bon la vie s’est chargée de me recadrer.
Long story short j’ai fait ce voyage initiatique avec comme but principal de me retrouver, de panser des blessures anciennes et en même temps de devenir cette version de moi-même dont je serai fier et que je pourrai regarder avec amour et compassion.
Au moment où j’écris ces lignes je dois bien avouer que j’ai réussi à cocher les cases sur ma liste et que cet accomplissement me rend heureux (j’écoute aussi No ordinary love de Sade mais ça c’est une autre histoire). Je suis heureux et je réalise au moment de partager mon bonheur avec vous à quel point la société nous a gâche des bonheurs passes avec son fameux « Pour vivre heureux, vivons cachées ! » , toutes ces belles choses que nous avons vécus mais que pour une raison ou pour une autre nous nous sommes sentis forcé de passer sous silence.
Je ne suis pas contre la discrétion volontaire de certaines personnes, sur les aspects de ma vie qui doivent absolument rester privées mais à la fin de la journée nous avons tous le droit de vivre nos bonheurs sans excuses.
Je suis tombé amoureux de ma vie, je me suis pardonnée pour toutes les fois où je me suis laisse faire par d’autres parce que je tenais absolument à les sauver. J’ai pardonné aussi les personnes qui pour une raison ou pour une autre se sont mis sur ma route, m’ont blessé. J’ai aussi pardonné a ceux qui publiquement ne m’aiment pas et j’en ai profité pour mettre des balises entre moi et les autres et ma vie a continué à aller pour le mieux.
Je pourrais écrire plusieurs séries sur le pardon, sur ce voyage bien particulier de ma vie et sur les personnes qui m’ont inspirée à aller de l’avant mais je donne le temps d’être prêt pour tout vous raconter sans fards la plus belle et la plus pénibles des expériences de ma vie d’adulte. J’aime ma vie et je ne m’en excuse plus, j’aime les gens qui sont restes à mes cotes, j’aime aussi celleux en sont sortis le chemin avec eux a été mon professeur et je retiens toutes les leçons les bonnes comme les moins bonnes apprises. J’aime ce futur que je vois poindre, j’aime l’idée de récolter ce que j’aurai semé et de pouvoir partager cette récolte avec d’autres. Si au cours de mon voyage je me suis retrouvee aujourd’hui je me choisis et je redeviens ma priorité, je serai mon propre chantier et je me promets de construire un édifice qui sache résister aux intempéries. Je suis parti à la recherche de ma lumière sans mode d’emploi, sans conseil. J’écris ceci sans rancune et sans attente d’explication de qui que ce soit. Ce voyage fait partie des chemins que l’on doit faire en compagnie du soi passé, du soi présent et du soi futur et croyez-moi j’ai eu de très bons compagnons de voyage.
Aussi effrayant que cela puisse être ce moment à trois a porté des fruits, plus que ce que j’espérais. Ce voyage n’aura pas été vain.
Je me suis perdu, je me suis retrouvé et je me promets de faire attention aux chemins que j’emprunterai.
Amour et Lumière






Marly s’était réveillée en sueur encore une fois, elle craignait que cette fois son cœur batte si fort que son mari se réveille. Mais non se dit-elle Franck est un vieux loup, un peu comme une ville qu’on connait trop bien et qui même si elle nous laisse indifférente garde encore le charme de l’habitude. Elle quitta le lit dans un mouvement souple de soie brodée. Elle n’aguichait plus son vieil époux mais elle se faisait plaisir en portant le fleuron de sa collection de lingerie fine pour dormir.Elle se versa un verre d’eau et alla s’appuyer contre l’ilot de sa cuisine. Elle sourit à quarante ans bien sonnants elle découvrait une nouvelle femme en elle…Il revenait depuis une semaine, et Marly se retrouvait de plus en plus excitée et anxieuse a l’approche de la nuit, elle avait même demandé à son médecin de lui prescrire un calmant pour mieux dormir.Il était tout ce qu’elle avait interdit à sa fille de ramener chez eux. Idris comme elle l’avait surnommé la première nuit était grand, bien bati,tatoué entièrement de la poitrine et du dos et juste ciel il avait des locs.Rien que l’idée de le rejoindre dans ses rêves,fit mouiller Marly qui s’empressa de titiller son bouton d’amour pour mieux revivre le rêve interrompu.Ils avaient finalement pris rendez-vous. Marly voulait refaire sa cuisine. Depuis qu’elle avait écrit son premier livre à partir des recettes de plusieurs générations de femmes de sa famille, elle était souvent sollicitée pour créer de nouveaux plats. Si je dois passer la majeure partie de la journée ici il vaut mieux que ce soit à mon gout. Elle avait surtout trouver une bonne raison de se débarrasser de ce qui restait de l’ex-femme de Franck dans la maison et elle n’allait pas s’en priver. L’architecte était dans les temps et lui avait fait une présentation assez détaillée des aménagements qu’il comptait faire et une estimation des couts et de la durée des travaux. Satisfaite Marly avait donné son aval. Elle se préparait à sortir du bureau lorsque le plus bel homme qu’elle ait jamais vu de sa vie fit son apparition.-Jo, je suis fatigue de te dire de porter une chemise lorsque nous avons des clients avait dit l’architecte d’un air irrite.Marly avait frémi en le voyant venir vers elle. Elle avait à nouveau 16 ans et son amoureux de terminale de chez les FIC venait de se garer devant la cohorte de filles en chaleur qui se réunissent près du bar à la fin de la journee.Elel sursauta lorsque l’architecte lui mit la main sur les épaules pour la reconduire.il-N’en veuillez pas à mon jeune frère madame Grasset, il revient des iles et là-bas ils sont plutôt exhibitionnistes.-Je ne lui tiendrai pas rigueur, il est si bien fait avait-elle répondu en susurrant.Les travaux avaient débuté le lendemain et Marly avait feint de ne pas remarquer la présence de Jo qui déambulait presque nu dans la maison, ses locs attaches au-dessus de sa tete.Elle se murait dans sa chambre et face au miroir elle laissait ses doigts ou son vibrateur écrire des partitions les unes les plus torrides que les autres. Son manège avait duré une semaine entière avant que Jo prenne possession de ses rêves .La première nuit il l’avait prise sauvagement dans le bureau de son mari pendant que celui-ci était au téléphone. Chaque coup de butoir foutait le désordre dans la foret de Marly et elle s’étonnait à demander encore et encore. Elle le suppliait de lui faire mal, de la taper, de lui pincer les tétons et à chaque fois qu’il satisfaisait un de ces désirs elle offrait grand renfort de soupir le plus bel des hommages a la virilité de Jo de quoi rendre jalouse Maria Callas dans son repos éternel.-Je vais faire de toi ma chienne Marly et tu remercieras le ciel, d’avoir pris la décision de rénover cette maison.Et joignant le geste à la parole, il l’avait prise à genoux, faisant face au bureau de Franck imperturbable plonge dans sa négociation avec un partenaire international puisqu’aucun des deux ne comprenait la langue dans laquelle il parlait. Elle avait littéralement aboyé de plaisir lorsqu’il avait commencé à lui donner la fessee. Elle savait qu’a coup sur elle aurait du mal a s’asseoir mais bon elle s’en foutait : la série d’orgasme qu’il lui offrait valait bien ça.Les nuits suivantes s’étaient déroulées à peu près de la même façon et à chaque fois elle se réveillait en sueur, essoufflée et mouillée. Et puis il y eut cette nuit-là, Franck avait délaissé son fameux appel et s’était joint à eux. Le bruit de succion avait dû briser ses dernières barrières, pendant que Jo la caressait, elle sentit la langue experte de Franck réveiller ses plus beaux souvenirs de l’époque ou elle était encore sa maitresse et que son épouse malade tardait à mourir. Il faisait les honneurs à son clitoris qui ne demandait qu’à être aime et lorsqu’elle jouit pour la première fois, elle se dit que toute la maisonnée devait l’avoir entendu. C’était une jouissance à la fois animale et tellement humaine aussi. C’était une femme qui embrassait toutes ses appréhensions et faisait tomber des murailles les unes après les autres. Elle fermait les yeux et Franck la regardait sans la voir et elle senti sa main l’empoigner.-Cherie, Cherie réveille-toi, il y a le contremaitre qui demande pour toi.Il sourit, il avait compris ce que la mine déconfite de son épouse racontait.
